FAQ

Questions fréquentes.

Ce qu'est l'outil, ce qu'il autorise, et ce qui le distingue des autres.

Qui l'a fait, et ce qu'il autorise#

Qui est l'auteur de UFO@home ?#

Le projet est développé par l'organisation RR0, qui a notamment développé rr0.org, une encyclopédie française des phénomènes inexpliqués. Ce site utilise UFO@home pour illustrer ses propres dossiers, mais RR0 a pris soin de garder l'outil utilisable par quiconque.

Qu'autorise la licence ?#

UFO@home est sous licence MIT. Elle vous permet de :

  • l'utiliser sur n'importe quel site, y compris commercial ;
  • le modifier, et garder vos modifications privées ;
  • le redistribuer, l'intégrer à votre produit, et faire payer ce produit ;
  • le forker, et le poursuivre dans votre propre direction.

La seule obligation est de conserver la mention de copyright et le texte de la licence avec les copies que vous distribuez. Il n'y a ni contributor licence agreement, ni inscription.

Le code est sur GitHub, y compris les scripts qui engendrent ses catalogues d'étoiles, de comètes et de satellites à partir de sources publiques : les données sont donc reproductibles autant que lisibles.

Qu'est-ce qui passe sur le réseau ?#

Les enregistrements restent dans votre navigateur : il n'y a ni compte ni stockage côté serveur. Exporter écrit un fichier sur votre disque, et ce fichier est l'enregistrement complet.

Ce que va chercher l'éditeur, et quand :

ServicePour quoiQuand
Nominatim (OpenStreetMap)Transformer un nom de lieu en coordonnées, et l'inverseSeulement quand vous appuyez sur Localiser ou déplacez une coordonnée — jamais à chaque frappe
Open-Meteo (ERA5, ECMWF)Le relevé météo de cette date, heure et lieu ; et le fuseau horaire d'un pointDès qu'une date complète et un lieu sont connus
AWS Terrain TilesLe relief réel du sol autour du témoinDès qu'un lieu est posé
Esri World Imagery, ou EOX Sentinel-2 cloudlessL'imagerie aérienne drapée sur ce reliefDe même

Chacun est un sélecteur dans l'interface, placé là où sa donnée est rapportée et portant l'attribution qu'exige sa licence : vous voyez qui a répondu et pouvez en choisir un autre. Les catalogues d'étoiles, de comètes et de satellites sont engendrés à l'avance et embarqués dans le bundle, donc rien n'est appelé pour eux.

Une page qui ne fait que rejouer un enregistrement terminé (<rr0-ufo>, <rr0-scene>, <rr0-sighting>) ne fait aucune consultation, hors les tuiles de relief et d'imagerie : un enregistrement publié porte sa propre météo et n'est jamais reconsulté — c'est aussi pourquoi il se lit à l'identique des années plus tard.

Puis-je l'héberger entièrement moi-même, sans service externe ?#

Oui, et rien là-dedans ne dépend de RR0. Les composants sont publiés sur npm sous le nom @rr0/ufoathome et servis depuis ce domaine ; installez-les ou recopiez les bundles .mjs construits sur votre serveur, et les reconstitutions se joueront sans aucune dépendance d'exécution à rr0.org. Les enregistrements sont vos fichiers, sur votre hébergement, et une reconstitution affirme ce que son enregistrement énonce, et rien de plus : aucune conclusion, aucune marque, aucun numéro de dossier autre que celui que vous y mettez.

Recopiez les bundles .mjs sur votre serveur et les reconstitutions se joueront. Sans fournisseur de relief ni d'imagerie (ou en les pointant vers votre propre serveur de tuiles), la scène retombe sur un horizon nu. Les consultations existent pour la saisie ; la lecture d'un enregistrement terminé n'en a pas besoin.

Pourquoi il existe#

Pourquoi construire ça ?#

Parce qu'un témoignage mis par écrit en perd presque tout. En 1968, au symposium de l'AAAS, le psychologue Roger Shepard a soutenu, dans la communication qu'il y a donnée, qu'une reconstitution visuelle d'un témoignage est plus fidèle qu'une reconstitution écrite ou orale : un témoin est bien meilleur pour reconnaître et corriger une image que pour engendrer une description. UFO@home, c'est cette idée mise en logiciel : dessinez, faites bouger, et laissez le témoin corriger jusqu'à ce que ça corresponde.

Le projet est né en 2003 sous forme d'applet Java. Il a été réécrit intégralement en TypeScript en 2026, en composants web, parce que l'applet était devenue inexécutable et parce que la moitié manquante avait toujours été le ciel : une reconstitution sans le ciel réel de cette nuit-là ne peut être confrontée à rien.

Pourquoi l'objet est-il une forme plate plutôt qu'un modèle 3D ?#

Parce qu'un objet 3D placé dans la scène est déjà une conclusion. Il affirme une taille, une distance et une solidité qu'aucun témoin ne pouvait percevoir — et, pire, il écarte en silence toutes les explications où il n'y avait aucun objet : un halo, une planète, un satellite, le phare d'atterrissage d'un avion, un nuage lenticulaire, un reflet sur un pare-brise. Ces liens mènent au catalogue des méprises de rr0.org, qui est la raison pour laquelle cet outil est bâti ainsi.

Une forme plate dans le champ de vision du témoin affirme exactement ce qu'il a affirmé : voilà ce qui est parvenu à mon œil, de cette taille, se déplaçant ainsi. Tout le reste reste ouvert — c'est la seule façon qu'une reconstitution ait de tester une méprise au lieu de l'exclure par construction.

Cela rend aussi l'outil honnête sur la taille. Un enregistrement stocke un angle, jamais des mètres — mais on ne renonce pas pour autant à la distance. Là où le témoin a vu le phénomène croiser quelque chose dont la position est connue, ce croisement est énoncé dans l'enregistrement (il est passé derrière ce hangar, devant cet arbre) et la scène lance un rayon sur la ligne de visée exacte pour le mesurer. Chaque croisement borne d'un côté sa largeur réelle ; or un angle plus une distance font une taille, et une taille ne change pas pendant qu'il se déplace — chaque autre instant de l'enregistrement se relit donc en distance. L'éditeur imprime la plage sous la taille apparente, signale une contradiction quand les croisements énoncés ne peuvent pas tous être vrais, et dit « inconnue » quand rien ne croise la ligne de visée — la réponse honnête pour une lumière dans un ciel vide.

Une reconstitution est-elle une preuve ?#

Non. C'est une façon d'énoncer un témoignage assez précisément pour pouvoir le poser à côté des relevés — et ce sont les relevés qui font le travail : la phase de la Lune cette nuit-là, si le ciel était couvert, si une comète était levée, si l'orbite basse était seulement éclairée.

Ce que cherche une reconstitution, c'est à s'accorder avec le témoin. Ni illustrer son récit, ni le corriger : converger vers lui, correction après correction, jusqu'à ce qu'il dise que c'est bien ce qu'il a vu. Chaque pas de cette convergence ajoute quelque chose de vérifiable — plus on s'approche, plus on a de quoi expliquer l'observation. Ou de quoi échouer à l'expliquer.

Et c'est là qu'elle vaut son prix. Supposons que la reconstitution parvienne à placer un phénomène connu — une planète, un halo, un avion — à l'endroit exact où le témoin a vu quelque chose, à la bonne taille, à la bonne heure. Montrez-le-lui et posez la seule question qui compte : est-ce que cela ressemble à ce que vous avez vu ? Si la réponse est oui, l'enquêteur et le témoin ont convergé sur les faits au lieu de se disputer la conclusion, et l'hypothèse d'explication repose sur quelque chose de plus solide que l'opinion que l'un a de l'autre.

Si la réponse est non, c'est un résultat aussi, et meilleur qu'une note écrite disant que le témoin n'était pas d'accord : ce qu'il rejette est à l'écran, au bon endroit et à la bonne taille, et le suivant pourra le regarder.

Face aux autres outils#

En quoi est-ce différent de Sitrec ?#

Sitrecsituation recreation », Mick West, depuis 2022) est un excellent outil, et il fait un autre travail. Il part de données d'instrument — une vidéo, une trace ADS-B, les métadonnées d'un capteur, des éléments orbitaux — et reconstitue la géométrie qui a pu produire ces images. C'est le bon outil quand il y a des images.

UFO@home commence là où il n'y en a pas : une personne, un récit, une date. Il reconstitue ce qu'un témoin a décrit, et il est bâti autour de ce qu'un témoignage peut et ne peut pas dire — des angles plutôt que des mètres, une apparence énoncée plutôt qu'un objet placé, et la trace explicite de qui a fourni chaque fait non testimonial.

Leurs licences diffèrent aussi. Sitrec était sous licence MIT ; il a été archivé en mars 2026 au profit de Sitrec2, dont la licence n'autorise qu'un usage personnel ou académique non commercial, à l'exclusion de toute redistribution ou modification. UFO@home est en MIT.

N'est-ce pas ce que faisait SIMOVNI ?#

C'est la même idée, cinquante ans plus tôt et en matériel. SIMOVNI était un simulateur optique réalisé en 1976 au sein du GEPAN (le groupe d'étude du CNES) par Jean-Jacques Velasco : le témoin regardait le paysage réel dans un viseur, avec l'image virtuelle d'un ovni surimposée, dont on ajustait la forme (par diapositives), la couleur, la luminosité et la taille jusqu'à ce que cela corresponde. C'est, à notre connaissance, la première tentative sérieuse de témoignage visuel plutôt qu'écrit. C'était aussi un unique banc physique à Toulouse, il n'a servi qu'à une ou deux occasions, et Dominique Caudron — qui avait construit ses propres simulateurs auparavant — en jugeait les résultats peu fiables.

SimOvni 2, présenté par Laurent Chabin au CAIPAN 2 en 2022, reprend l'idée avec un casque de réalité virtuelle et un vrai travail de calibration derrière.

Ce qu'ajoute UFO@home n'est pas un meilleur banc optique : c'est qu'une reconstitution devient un petit fichier que n'importe qui peut ouvrir, rejouer, intégrer, vérifier et contester — au lieu d'une séance qui a eu lieu une fois, dans une pièce, devant un seul enquêteur, et n'a laissé qu'un compte rendu écrit.

Pourquoi ne pas simplement utiliser Stellarium ?#

Stellarium est un planétarium, et un très bon — nous en avons lu le code source pour apprendre comment il s'y prend. Mais il répond à « qu'y avait-il dans le ciel ? », pas à « qu'a vu cette personne, et le ciel peut-il en rendre compte ? ». Il n'a pas de format de témoignage, pas de phénomène témoigné, pas de météo, pas de décor autour de l'observateur, pas d'instrument à pose longue, et rien à intégrer dans une page.

Là où les deux se recoupent, UFO@home prend parfois le chemin le plus dur exprès : la Voie lactée est une texture chez Stellarium et une intégrale le long de la ligne de visée ici, d'où un rift sombre qui sort d'un modèle de poussière au lieu de sortir d'une image. Et là où Stellarium rend quelque chose que nous ne rendons pas, la règle de travail de ce projet est d'aller chercher comment ils font.

S'en servir, et le faire évoluer#

Comment demander une fonctionnalité, ou signaler un problème ?#

Ouvrez un ticket : github.com/RR0/UfoAtHome/issues. Un compte GitHub est gratuit et prend une minute.

Ce qui rend une demande facile à traiter :

  • Un cas réel, s'il y en a un. « Les témoins disent souvent que c'était derrière une colline » est une fonctionnalité ; « voici une observation où cela compte, datée, située et sourcée » est une fonctionnalité qui sera bien faite.
  • Ce que dit le relevé. Si ce que vous voulez voir reconstitué est mesuré quelque part — un jeu de données, un catalogue, une mesure publiée — dites où. La règle de ce projet est que rien ne s'invente : quelque chose de reproductible demande une donnée ou une physique derrière, et savoir laquelle des deux règle l'essentiel de la conception.
  • Ce que vous en concluriez. Une fonctionnalité qui ne peut changer la lecture d'aucun dossier est un ornement.

Les pull requests sont les bienvenues, aux conditions habituelles d'un projet MIT. Si vous préférez ne pas passer par GitHub, le contact du mainteneur est sur rr0.org.

Puis-je mettre une reconstitution dans un message de forum ?#

Si le forum accepte du HTML brut et un script de module, oui — les deux lignes sont sur la page de l'éditeur, et chaque reconstitution publiée les distribue elle-même. La plupart des forums ne l'acceptent pas, pour de bonnes raisons. Deux solutions qui marchent en général : une <iframe> pointant vers une page à vous qui porte le composant, ou tout simplement un lien vers ufoathome.org/editor/?sighting= suivi de l'URL de votre enregistrement, qui l'ouvre ici pour tout le monde.

Et si je ne connais pas la date exacte, ou l'heure exacte ?#

Dites-le, et l'outil le dira aussi. Les dates sont stockées en EDTF : « 1954 », « juin 2025 », « vers 05:00 » et « incertain » sont des choses que le format sait énoncer. Vous ne perdez que ce qui dépend réellement de la partie manquante : sans date complète ni lieu, il n'y a pas de ciel à calculer, et l'interface le dit au lieu d'en dessiner un vraisemblable.

Quelles langues parle-t-il ?#

Les composants et ce site sont en anglais et en français, choisis d'après les préférences de votre navigateur, avec l'anglais en repli. Ajouter une langue consiste à ajouter un module de messages typé par composant — sans toucher au balisage ni à la configuration de compilation. C'est l'une des contributions les plus faciles à apporter.

Combien ça coûte ?#

Rien : pas de prix, pas de compte, pas de quota, pas de palier payant. Les services externes utilisés pendant la saisie sont des services publics dont l'outil respecte les conditions d'usage — c'est pourquoi la recherche de lieu ne part que lorsque vous la demandez.