Évolutions · version 0.127.3
Futures évolutions.
Une règle décide de l'ordre : reproduire tout ce qui a pu être visible dans ce ciel à ce moment-là — par la donnée là où un relevé existe, par le calcul là où il n'y en a pas, et jamais par l'invention. Ce qui suit est un plan, pas une promesse ; l'ordre bouge quand un dossier réel le fait bouger.
Ce que l'outil reconstitue déjà, et comment chaque partie en est calculée et vérifiée, est sur la page de contexte ; chaque source derrière est listée dans sources et choix.
La suite#
Anomalies de propagation radar en attente de données#
Inversions de température et conduits — l'explication derrière toute une famille de dossiers radar/visuels. Le critère est un gradient de réfractivité inférieur à −157 unités par kilomètre, ce qui demande le profil de température et d'humidité avec l'altitude. Vérifié et écarté : l'archive de réanalyse d'Open-Meteo ne sert pas les niveaux de pression ; son API de prévisions historiques le fait, mais seulement depuis 2022, ce qui ne sert à rien aux dossiers plus anciens dont il s'agit ici. La vraie source est IGRA, l'archive des radiosondages, avec les sondages de l'université du Wyoming et les données publiques de Météo-France comme autres portes d'entrée, et c'est ce que cet élément attend.
Ballons-sondes envisagé#
Un réseau de lâchers documenté depuis les années 1940 — et l'explication de Roswell. Datable, situable, et une forme à laquelle personne ne s'attend.
Trafic aérien et traînées avant 2022 en attente de données#
Depuis 2022, les avions autour de l'observateur sont dessinés d'après l'historique ouvert d'adsb.lol, avec la traînée que laissent leurs moteurs quand l'air le permet (voir la page des sources). Avant, il n'y a aucune trace : l'archive de Flightradar24 est payante et récente. Il reste pour les dossiers plus anciens les routes aériennes et procédures d'approche publiées (l'eAIP français), le calendrier des zones militaires temporaires, et les aérodromes proches de l'observateur. Pour un dossier récent hors de l'archive, une trace KML exportée d'un suivi de vols suffit à placer l'avion. Quant à l'air en altitude, l'archive de radiosondages qu'attendent les anomalies radar est la seule source connue pour ces années.
Du côté de l'objet#
Une trajectoire tirée des directions planifié#
Les directions sont ce que les observateurs donnent le mieux. Y ajuster un grand cercle, pour un observateur ou plusieurs, donne le plan de la trajectoire et sa dispersion : le COBEPS l'a fait au stéréonet pour le dossier de Braine-le-Comte (2015) et trouvé une trajectoire moyenne de N 7,7°. Le même ajustement s'applique à une trajectoire tracée sur une photo recalée, qui sort alors en direction absolue, à comparer avec un météore, un satellite ou un avion. Sur une photo de nuit, les étoiles elles-mêmes peuvent faire le recalage (astrométrie).
Textures sur les formes planifié#
Mêlées à la couleur plutôt que la remplaçant, keyframées et sérialisées comme tout autre champ d'apparence. Les observateurs décrivent des surfaces — nervurée, mate, comme un miroir — et le format ne sait pas encore le retenir.
Entités observées conception ouverte#
Trois des quatre dossiers livrés en comportent une. La question ouverte est de savoir si une entité est une forme 2D (un compte rendu, comme l'objet) ou un objet de décor 3D. Le modèle dit « ce qui a atteint l'œil de l'observateur », ce qui plaide pour la forme.
Le son qu'aurait fait l'explication planifié#
Un avion, un hélicoptère ou un ballon posé par une interprétation émettrait un son de référence (pour un avion, de l'ordre de 100 dB à 20 m), que l'outil propagerait jusqu'à l'observateur pour dire ce qu'il aurait dû entendre, à comparer avec ce qu'il dit avoir entendu. Le récit garde son volume relatif : personne n'énonce de décibels. Le son arrive en retard sur l'image (15 à 22 s pour un avion à 5 000 m, qui a parcouru plus de 6 km entre-temps) et peut venir d'ailleurs que de ce que l'on voit ; il est plus aigu, donc plus vite absorbé, devant un avion qui approche ; un avion supersonique n'est audible que dans son cône de Mach. Restitué au casque en binaural, avec le retard, l'effet Doppler et le filtrage par l'air, il deviendrait ce que l'observateur aurait entendu depuis sa place, et une vérification dirait si le silence énoncé est compatible avec l'explication proposée (Fedoce, 2014).
Localiser une source d'après plusieurs enregistrements envisagé#
Quand plusieurs observateurs ont filmé, l'écart d'arrivée d'un même son entre leurs enregistrements situe la source : l'imagerie acoustique le fait depuis longtemps, et un enregistrement réunit déjà plusieurs observateurs. Il y faut des enregistrements assez nombreux, des horloges que l'on puisse synchroniser, et un calcul qui tienne compte du relief et du vent (Fedoce, 2014).
Du côté de l'environnement#
Observer depuis un avion planifié#
Comme c'est déjà possible depuis un bâtiment ou une voiture. La moitié des comptes rendus aéronautiques sont donnés depuis un cockpit, et un montant de hublot qui masque quinze degrés de ciel fait partie du récit.
Modèles 3D téléchargés à la demande planifié#
De vrais tableaux de bord, de vrais montants de pare-brise — pour voir exactement quelle largeur angulaire un montant masquait. Et le cas inverse, qui compte davantage : de vrais avions vus du sol et pris pour autre chose, sous l'angle et avec les reflets qu'ils donnent réellement.
Une vidéo comme scène planifié#
La photo des lieux est déjà là. Une vidéo, c'est le même recalage avec une image qui bouge : une texture verrouillée sur la timeline, les propres images de l'observateur avec la reconstitution par-dessus, image par image. Et un horizon tracé sur une photo qui tient cacherait ce qui est passé dessous — des mètres qui reviendraient d'une photo comme ils reviennent d'un croisement de décor.
Reflets des lumières intérieures sur les vitrages planifié#
Une lampe de pièce, une lumière de tableau de bord, sur une vitre ou un pare-brise. Le dernier morceau manquant d'« être à l'intérieur » — et, à lui seul, l'explication d'un bon nombre de récits.
Déclinaison magnétique planifié#
Un cap pris à la boussole est magnétique, et l'écart avec le nord vrai dépend du lieu et de l'année : plusieurs degrés en France dans les années 1950. L'enregistrement devrait dire à quel nord se rapporte un cap, et l'outil le corriger d'après le modèle géomagnétique.
Le son jusqu'à l'observateur planifié#
Entre la source et l'oreille, l'air absorbe d'autant plus que le son est aigu, selon la température et l'humidité que donnent déjà les relevés (50 dB par kilomètre à 4 000 Hz, par 20 °C et 30 % d'humidité) ; le vent rabat le son sous le vent et le relève contre lui ; une inversion de température peut le guider ou le couper du sol, ce que diraient les profils en altitude déjà archivés. Le terrain chargé donne les zones d'ombre derrière une crête ou un talus, et les échos sur une falaise. Surtout, il faut le bruit dans lequel l'observateur écoutait : un habitacle de voiture avec ventilation et radio fait environ 75 dB, des vitres fermées retirent 15 à plus de 30 dB, et un son plus faible d'une dizaine de dB que ce bruit ambiant ne s'entend pas. Dans un exemple tiré d'une enquête du GEIPAN, un conducteur passe ainsi sous un gros porteur au décollage sans l'entendre (Fedoce, 2014).
Du côté du témoin#
Reconstituer le ciel, c'est la moitié du travail ; l'autre moitié est de savoir quel crédit accorder à chaque partie d'un compte rendu. La perception et la mémoire des observateurs sont mesurées depuis des décennies, sur des événements dont on connaît la vérité : rentrées atmosphériques, bolides, lancements, avions. Ce sur quoi ces études s'accordent a vocation à devenir des vérifications dans l'outil. Chaque piste, ses sources et son degré d'établissement.
Reconnaître avant de décrire planifié#
L'idée d'où vient cet outil : Roger Shepard proposait en 1968 de reconstituer une observation en la faisant reconnaître parmi des images, après un récit libre et avant tout dessin, car on reconnaît bien mieux qu'on ne décrit. La reconstitution existe ; il manque le protocole : le récit libre d'abord, puis un jeu fixe de vues rendues avec des leurres, et le choix enregistré.
Chaque énoncé avec son erreur connue planifié#
Les directions, le nombre, la disposition et l'heure sont la partie fiable ; les distances, altitudes et vitesses ne le sont pas. Sur des rentrées vues par des centaines de personnes, de l'analyse de Zond IV dans le rapport Condon (1968) aux procès-verbaux étudiés au GEIPAN, les distances énoncées sont fausses d'un facteur dix ou plus quelle que soit la réalité, quand l'heure est juste à quelques minutes près. Une lumière basse est placée à l'horizon, une hauteur est surestimée, et une taille énoncée est en général trop grande, de combien restant discuté.
Des candidats pesés par ce qu'ils sont d'habitude planifié#
Sur plus d'un millier de lumières nocturnes identifiées par Allan Hendry en 1976-1977, un tiers étaient des étoiles et planètes, un cinquième des avions publicitaires, un cinquième des avions. Chaque cause courante a sa signature (un avion silencieux, une lumière « partie » quand elle s'est éteinte, un « vol stationnaire » qui était un avion venant droit sur l'observateur), et chacune doit être testée avant de dire une observation inexpliquée, y compris en décalant la date, car une date fausse est une erreur fréquente.
La matrice des phénomènes connus de Poher, mise à jour planifié#
En 1977, à la création du GEPAN, Claude Poher dressait un aide-mémoire pour les enquêteurs : 33 phénomènes connus face à 55 caractéristiques d'une observation, chaque couple noté de « très possible » à « impossible », les explications totalisant le moins d'impossibilités venant en tête. La plupart de ces caractéristiques, un enregistrement les contient ou les calcule déjà (moment de la journée, météo, hauteur, taille et vitesse apparentes, trajectoire, durée) : la matrice, déjà une application sur rr0.org, peut donc tourner seule et fournir à la scène une première liste de candidats à tester. Ses notes sont cependant le jugement d'un expert en 1977, et les méprises ont changé depuis : les avions publicitaires sont devenus rares, quand sont apparus les drones, les lasers, les lanternes célestes et les trains de satellites. Le travail consiste à ajouter les nouvelles, à vérifier chaque note sur des dossiers dont l'explication est connue, et à donner le moins de poids aux caractéristiques que les observateurs estiment le plus mal, la distance en premier.
Ce que l'observateur pouvait entendre planifié#
Une ouïe n'est pas l'autre : avec l'âge les aigus se perdent, jusqu'à ne plus entendre l'avant d'un avion qui approche, et une pratique musicale aide à reconnaître un son. Un son se localise à quelques degrés près devant soi, bien moins en hauteur ou derrière, et sa distance est sous-estimée. L'enregistrement devrait retenir ce que recommande Gaelle Fedoce au GEIPAN : l'âge et l'audition de l'observateur, le bruit habituel autour de lui, et pour le son entendu sa direction, son niveau, sa hauteur, sa durée et ce à quoi il ressemblait, un son qui en rappelle un autre étant plus parlant qu'un timbre choisi dans une liste. Les pistes et leurs sources.
Des observateurs indépendants, et les versions d'un récit conception ouverte#
Plusieurs observateurs ne se confirment que s'ils ne se sont pas parlé, ont été interrogés séparément et ont témoigné avant la presse ; un groupe qui regarde une même lumière converge vers un même récit. Les versions datées d'un compte rendu, ce que l'observateur avait lu ou vu avant chacune, et si un détail est apparu d'abord sous hypnose, font partie de ce que l'enregistrement devrait retenir.
Comment l'ordre est décidé#
Par la méprise que l'élément permet réellement de tester, et par l'existence de la donnée ou de la physique correspondante. Ce qui n'a aucun relevé derrière soi ne s'invente pas : ou bien cela se calcule depuis les principes, ou bien cela reste un objet posé à la main que l'interface reconnaît comme tel.
Si vous avez un dossier qui a besoin de quelque chose sur cette liste — ou de quelque chose qui n'y est pas — dites-le. Une observation réelle, datée, située et sourcée fait remonter un élément de cette page plus vite que tout le reste.